Association Montpélliéraine pour un judaïsme humaniste et laïque

Génocides, musique des camps, Israël et Palestine ...

Cette page signale des évènements (livres, articles, manifestations culturelles ou politiques) un peu plus anciens, mais qui gardent tout leur intérêt.

Samedi 28 et Dimanche 29 Janvier 2017(10h-12h,14h-18h, entrée libre) à la MJC de Jacou

Exposition de dessins et d'aquarelles de J. Barosin, peintre juif assigné à résidence à Lunel en 1941-42, et conférence le Samedi 28 à 18h, de Jean Vaché, universitaire, qui a fait des recherches documentaires sur Barosin à la bibliothèque du Congrès à Washington.

Voir ici l'affiche de l'exposition

Musiques dégénérées, musiques interdites.

Ce thème a été à l'honneur dans la programmation de l'Orchestre National de Montpellier (automne 2015). Félicitations à sa directrice Valérie Chevalier pour cette initiative. Si vous avez manqué ces concerts, voici quelques références.

Les media ont annoncé courant décembre 2014 la disparition de Raymond Lévy. Père de l'écrivain à succès Marc Lévy, Raymond Lévy fut un grand résistant qui réussit à s'échapper du dernier convoi quittant la France. Mais une information importante n'a pas été donnée :

Dans Schwartzenmurtz ou l'Esprit de parti il a relaté sous un mode burlesque et grinçant ses souvenirs de résistant et de militant comumuniste dans les années d'après guerre. Un pur chef-d'oeuvre d'humour juif !

La sortie en 2014 du livre du journaliste et écrivain Jean-Yves Potel

les disparitions d'Anna Langfus, Editions Noir et Blanc

est l'occasion de remettre en lumière la vie et l'oeuvre de cette femme remarquable. Née à Lublin en 1920, morte à Sarcelles en 1966, elle est l'auteur notamment de deux livres magistraux, écrits délibérément en français,

Le sel et le soufre (prix Charles Veillon 1960)

Les bagages de sable (prix Goncourt 1962)

dans lesquels, mêlant autobiographie et fiction, elle relate son expérience de survivante des ghettos de Lublin et de Varsovie, d'agent de liaison de la Résistance Polonaise -- ce qui lui valut d'être arrêtée et torturée par la Gestapo -- et le dur retour des survivants.

Récement paru

Eva HEYMAN, J’ai vécu si peu

Genève, Éditions des Syrtes, 2013, 150 p.

Préfacé par Carol IANCU (CRISES – Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences humaines et Sociales de Montpellier), et traduit du hongrois par Jean-Léon MULLER.

Voici la présentation qui en est faite sur le site de CRISES

Eva Heyman est une « Anne Frank transylvaine ». Son Journal, traduit pour la première fois en français, raconte la tragédie des Juifs de la Transylvanie du Nord, occupée par la Hongrie (1940-1945) à la suite du « Diktat » de Vienne. Enfermée dans le ghetto d’Oradea (le plus grand ghetto juif de Hongrie, après Budapest), elle a été déportée à Auschwitz où elle a été gazée, comme l’immense majorité des 131 641 Juifs de la Transylvanie du Nord. Elle avait 13 ans. Elle, qui aimait tellement la vie, nous a laissé un cadeau sans prix : son Journal, qui revêt une force testamentaire exceptionnelle, un cri qui exprime des valeurs de partage et de fraternité universelles, un cri qui appelle à la prudence et à la vigilance.

Les Editions des Belles Lettres ont publié une traduction de

Hitler et les professeurs

le role des universitaires allemands dans les crimes commis contre le peuple juif

C'est un livre du grand linguiste Max Wenreich, paru en 1945.

Voir ici une présentation détaillée

Israël-Palestine : essayer de voir loin

Une série de conférences sur le thème Israël Palestine 2020  sera organisée par le JCall Réseau Européen pour Israël et pour la paix. La première a lieu le 6 Octobre à Paris (voir ce document de JCALL).

La musique des camps

Le livre Le Maestro (Stock, 2013), de Thomas Saintourens relate le parcours de Francesco Lotoro, pianiste et musicologue italien qui s'est consacré à la recherche de la musique des camps . Il s'agit de toutes sortes de musiques (classique, contemporaine, jazz) écrites par des musiciens - juifs ou non juifs - pendant leur captivité, par exemple Erwin Schulhoff , mort en 1942 à la forteresse de Wülzburg, Johnny and Jones, duo de jazz néerlandais, morts à Auschwitz, Hans Krasa, dont l'opéra Brundibar fut joué par les enfants au camp tchèque de Terezin, le Français Emile Goué, Alexander Kulisiewicz mort à Sachsenhausen, Frida Misul, Rudolf Karel qui écrivit ses partitions avec une écharde et un morceau de charbon, sur des liasses de  papier toilette miraculeusement conservées par le gardien de la prison de Pankrac en république tchèque et  remises à sa famille après la guerre.

A paru fin 2012

JÉRUSALEM 1900, La ville sainte à l'âge des possibles, par Vincent Lemire

Jérusalem, point de friction spirituel et géopolitique sans doute le plus sensible du globe compte, avec Vincent Lemire un de ses historiens les plus originaux. […] Dans son nouveau livre, il fait revivre cette cité en une période ? bien nommée "Belle Epoque" - où les clivages ethniques et religieux n'avaient pas la force et l'évidence qu'ils revêtent aujourd'hui. […] L'auteur démontre avec brio que la quadripartition de la Vieille Ville […] est une invention. […] On peut partager avec l'auteur le message d'espoir qu'il recèle.

Le Monde des Livres, Nicolas Weill, 10 janvier 2013

Paru en Septembre 2012

L'étoile jaune et le croissant, de Mohammed Aïssaoui

Ce livre parle des arabes qui ont secouru des juifs pendant l'occupation (notamment le recteur de la mosquée de Paris, héros du film Hommes libres, récemment sorti).

Michel Griffe nous signale la parution (Juin 2012) aux PUF de

Théâtre et sacré dans la tradition juive

L’ouvrage, à travers toutes les influences et l’histoire de la tradition juive, cherche à comprendre comment le théâtre devint un élément essentiel de partage de la parole divine, malgré les oppositions et préceptes rabbiniques.

Il retrace au fil des siècles la fascination du peuple juif pour le média théâtral et sa façon d’appréhender l’art dramatique comme une possibilité d’approfondissement de l’identité juive (travail de Théodore Herzl en tant que dramaturge) et le dialogue avec D. (travail du Rabbin Kabbaliste Moshé Haim Luzzatto au XVIII siècle).

On trouvera plus de détails en cliquant sur le lien ci-dessus.

On trouve dans le numéro 67, fascicule 3 des Annales (juillet-septembre 2012) les comptes-rendus d'une trentaine de livres récents (2008-2011) sur le judaïsme.

On trouve dans la revue Le Débat (numéro 171, Septembre-Octobre 2012) trois articles remarquables :

Fin des lois mémorielles par Robert Badinter.

De l'autorité en islam. par Hela Ouardi, universitaire tunisienne très impliquée dans la vie politique de la Tunisie d'aujourd'hui.

Qu'est-ce que la charia ? par Julien Loiseau, maître de conférences à l'Université Paul Valéry.