Israël et Palestine

Conflit israélo-palestinien

Nous nous efforçons toujours de tenir un langage de raison et de garder le contact avec les forces qui oeuvrent en France et en Israël pour une paix juste et durable. Ci-contre quelques liens sur des mouvements allant dans ce sens.

Samedi 28 Avril, à Paris, mairie du 4e : Israel La démocratie menacée ?

C'est le sujet du collloque organisé par nos amis de JCAll. Il sera question à la fois de l'historique de la démocratie israélienne, de sa vitalité et des attaques dont elle est l'objet de la part de la coalition au pouvoir.

Consultez l'article de Shaul Ariely, expert reconnu des questions territoriales, montrant l'échec de la politique de colonisation.

Le piège de Gaza Communiqué de JCall du 3 Avril 2018

Le vendredi 30 mars, jour où les Juifs célébraient le premier jour de Pessah – la Fête de la liberté rappelant la sortie des Hébreux de l’esclavage d’Égypte –, le Hamas lançait sa «Marche du retour» en appelant la population de Gaza à se rendre à la frontière avec Israël. Cette date correspondait au «Jour de la terre», jour où les Palestiniens commémorent chaque année la grève générale organisée le 30 mars 1976 dans les villes arabes de Galilée et du Néguev afin de protester contre des confiscations de terres par l'État, lors de laquelle six manifestants arabes furent tués par la police israélienne.

Cette fois, l’armée israélienne avait reçu l’ordre de tirer sur tous les manifestants qui menaceraient les soldats israéliens ou qui tenteraient de franchir ou d’endommager la barrière séparant Israël de la bande de Gaza. Le reste du scénario était malheureusement prévisible: 16 morts et des centaines de blessés à la fin de la journée. Certes, le Hamas savait très bien le risque qu’il faisait courir à sa population, et il porte sa part de responsabilité dans ces événements sanglants. On ne doit pas non plus l’absoudre de son rôle dans la situation de crise humanitaire où la population gazaouie se trouve depuis des années, et de l’utilisation cynique qu’il en fait pour renforcer son emprise sur la scène palestinienne. Par ailleurs, en maintenant l’illusion d’un retour possible en Israël des descendants des réfugiés de 1948, les dirigeants du Hamas ne font qu’entretenir un rêve impossible et rendent de plus en plus difficile une solution de compromis. Enfin, on ne saurait oublier qu’en cessant de payer depuis des mois les salaires de ses fonctionnaires à Gaza, l’Autorité palestinienne a contribué, elle aussi, à aggraver cette crise.

Il n’en reste pas moins qu’Israël, et aussi l’Égypte, portent une lourde part de responsabilité dans la détresse où se trouvent les deux millions de Palestiniens de Gaza qui, en raison du siège qu’ils subissent, ne peuvent satisfaire à leurs besoins fondamentaux comme l’eau ou l’électricité. Israël a, certes, le devoir de protéger sa population contre l’incursion dans son territoire d’hommes armés venus y perpétrer des attentats – comme cela a été le cas encore récemment. Mais il ne peut nier pour autant aux Palestiniens leur droit de manifester de façon non violente contre leur condition présente. Il est temps de mettre fin à cet état des choses, et de redonner espoir aux deux populations pour un autre avenir.

Chaque année, en célébrant Pessah, nous prononçons cette phrase rituelle: «Nous étions des esclaves, nous sommes maintenant des hommes libres». Les Israéliens ne pourront véritablement accéder à cette liberté que le jour où leur pays cessera d’occuper un autre territoire en niant à sa population son droit à l’indépendance. C’est là tout le sens de notre engagement au sein de JCall.

La Paix Maintenant communique

Alors que l'immobilisme prévaut et qu'une sortie politique du conflit israélo-palestinien semble plus éloignée que jamais, nombreuses sont les voix qui mettent en doute la possibilité qu'émerge une solution basée sur le principe "2 peuples/2 états".

C'est pourquoi, alors que la Paix Maintenant y reste attachée, il nous semble utile de porter à votre attention l’article de Shaul Ariéli, expert reconnu, des questions territoriales qui montre, chiffres à l’appui, qu'un État palestinien aux côtés d’Israël avec Jérusalem-Est pour capitale, seule solution viable pour les deux peuples, reste encore possible pour autant qu'une volonté politique se manifeste en ce sens.

Sur Jerusalem, nous vous invitons (il suffit de cliquer !) à lire cet article sur le site de La Paix Maintenant.

Son auteur, diplōmé de Harvard (MA d’études moyen-orientales) et de Georgetown (PHD en sciences politiques), est l’actuel directeur exécutif de l’Israel Policy Forum (IPF) fondé par Yitshak Rabin et R, Lifton afin de gagner le soutien des dirigeants juifs américains et des décideurs politiques aux États-Unis en faveur d’une solution viable à 2 États et d’un Israël juif, sûr et démocratique.

Communiqué de nos amis de JCall

L’annonce de Donald Trump sur Jérusalem: une décision unilatérale qui ne favorise pas la paix

La décision annoncée par Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et de transférer dans cette ville l’ambassade américaine située aujourd’hui à Tel-Aviv, est une atteinte à un processus de paix déjà fort mal en point.

Jérusalem est depuis trois millénaires au cœur de la conscience juive, et Israël y a légitimement établi sa capitale dès la création de l’État. Affirmer cependant que la ville dans sa configuration actuelle (à un moment où même la droite israélienne envisage de dissocier de Jérusalem divers secteurs arabes) est la capitale du seul Israël, c’est rendre plus difficile le dialogue entre les deux parties, puisque les Palestiniens veulent établir leur future capitale à Jérusalem-est.

L’annonce du président américain risque de provoquer des violences importantes dans la région voire au-delà, de renforcer les extrémistes des deux camps, et d’éloigner un peu plus encore les chances d’une paix israélo-palestinienne. Seul un accord de paix, fondé sur la cohabitation de deux États souverains, assurera la reconnaissance internationale de Jérusalem comme capitale partagée d’Israël et du futur État palestinien.

Quelques textes insuffisamment connus

Il n'est pas facile d'écrire des choses originales sur Israël. C'est pourquoi nous signalons

Etats de siège; Israël aujourd'hui

de Gérard Karsenty, professeur de Génétique à l'Université de Colombia,

paru dans Commentaire 153 printemps 2016, (huit pages).

Il nous a semblé (à la présidente et à l'administrateur du site) particulièrement pertinent, à défaut d'être novateur. La revue est disponible en librairie, consultable à la Médiathèque Emile Zola, ou bien en ligne (payant).

Le judaïsme américain semble se réveiller témoin le communiqué suivant (en anglais), émanant du courant "Réformé", le plus important aux Etats-Unis. Voici une traduction en français proposée par l'administrateur du site.

Editorial de Mai 2017 de La Paix Maintenant

Jerusalem sans haine... que j'aime

Quel est ce "gauchiste" coupé de la réalité israélienne qui a osé déclarer, en plein Yom Yerushalayim mercredi dernier, "

....nous ne pouvons pas chanter les louanges d'une Jérusalem unifiée pendant que Jérusalem Est, où vivent 40% de ses habitants, est la zone urbaine la plus pauvre d'Israël ...?

Rien de moins que Reuven Rivlin, le Président de l'Etat, qui, une fois de plus, se révèle être la conscience du pays. Que l'on soit de droite, et certainement de gauche, on peut aimer cette ville magique sans se satisfaire de festivités autour desquelles les millions coulent à flot et qui excluent une large partie de la population plutôt qu'elle ne rassemble l'ensemble de ses habitants, juifs et arabes. Après 50 ans, peut-être serait-il temps de trouver d'autres modalités de célébrer cette ville que de laisser la rue à des milliers de manifestants extrémistes et racistes qui, au cours de leur "parade des drapeaux" déversent leur haine des arabes et leurs insultes sur tout ce qui ne leur ressemble pas. Nombreux sont ceux qui participent à ces rassemblements par défaut mais qui se reconnaîtraient mieux en des événements ou tous auraient leur place. Ils sont gênés que pendant qu'ils sont dans la rue, des milliers de personnes, arabes, sont confinées chez elles, des centaines de magasins et boutiques sont fermés et tout cela, non par sécurité mais par peur d'agressions et de vandalisme comme cela se produit tous les ans.

Forçant le respect, des dizaines de magasins à Jérusalem Ouest sont restés fermés ce même jour, leurs propriétaires voulant afficher leur solidarité avec les commerçants arabes et leur personnel, contraints de perdre une journée de travail alors que, comme l'a dit le Président, la pauvreté fait des ravages. Ici et là se sont tenus des rassemblements contre la haine, des rencontres de communautés qui rassemblent les habitants plutôt que d'en exclure. Il n' y a aucune raison de laisser Jérusalem à la droite extrême, aucune honte à avoir d'aimer une Jérusalem d'or et de lumière, dont l'absence de haine lui est consubstantielle, une ville d'ouverture dans laquelle on s'y retrouve certes, mais où, non moins important, on y trouve aussi "l'autre".

Ilan Rozenkier

Pour la reconnaissance de l’État de Palestine

Communiqué de JCall du 1er Décembre 2014

Nous avons lancé notre « Appel à la raison » en mai 2010 parce que nous étions conscients de l’urgence pour la survie d’Israël, en tant qu’État démocratique avec une majorité juive, de créer un État palestinien souverain et viable à ses côtés. Plus récemment, nous avons espéré que les négociations entamées en juillet 2013 sous l’impulsion des États-Unis, et avec l’engagement personnel de John Kerry, permettraient enfin l’émergence d’une solution dont toutes les personnes engagées depuis des années dans ces négociations connaissent les paramètres.

L’échec de ces négociations a vite laissé place au retour de la violence. Et comme toujours au Proche-Orient, l’absence d’initiative politique fait le jeu des extrémistes de tous bords. La guerre de cet été a peut-être temporairement affaibli le Hamas mais n’a rien résolu. Le nombre des victimes palestiniennes et l’ampleur des destructions ont encore détérioré l’image internationale d’Israël. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la poursuite continue des constructions a renforcé les sentiments de frustration et de colère de la population arabe. La reprise des attentats n’a pas tardé. Dans ce climat de dégradation de la situation, les accusations mutuelles se multiplient d’un côté comme de l’autre, témoignant de l’absence totale de confiance entre les deux parties.

Il y a deux ans, nous avions espéré voir dans l’admission de la Palestine à l’ONU, avec le statut d’observateur, le prélude à un retour à des négociations directes qui seules permettront de traiter toutes les questions litigieuses qu’il est indispensable de résoudre en vue de la création d’un État palestinien. Ces négociations ont eu lieu, mais on a vu leur résultat.

Aujourd’hui, il n’est plus possible pour les citoyens européens juifs que nous sommes, indéfectiblement attachés à l’avenir et à la sécurité d’Israël, d’assister impuissants à cette lente détérioration de la situation et au naufrage annoncé qui mettrait un terme au projet sioniste. C’est pourquoi nous avons décidé de soutenir la démarche palestinienne de demande de reconnaissance de leur État. Un tel changement de statut de la Palestine, s’il est soutenu par des pays dont l’amitié et l’engagement à l’égard d’Israël n’est plus à prouver, provoquera, peut-on espérer, un électrochoc dans la région et redonnera un réel espoir aux deux populations. Certes cette reconnaissance ne sera pour les Palestiniens que la première étape en vue de la création de leur État. Elle devra nécessairement être suivie par des négociations avec les Israéliens pour définir les futures caractéristiques de celui-ci.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a plusieurs fois confirmé l’engagement pris, lors de son fameux discours de Bar-Ilan, pour la solution à deux États. Au sortir de la guerre de cet été, après avoir loué le président Mahmoud Abbas pour sa modération et ses condamnations des bombardements du Hamas sur le territoire israélien, il s’était engagé à proposer aux Palestiniens un nouvel horizon politique. Il est temps, dans l’intérêt même d’Israël, de le faire dès maintenant.

A ceux qui critiquent le côté unilatéral d’une telle démarche palestinienne, il faut rappeler que depuis 1967, c’est d’abord Israël qui applique dans les territoires une politique unilatérale en y développant la colonisation. Même le désengagement de Gaza en 2005, qui aurait pu être le prélude à la création de l’État palestinien, n’a pas été négocié avec l’Autorité palestinienne. Une telle politique n’a, de fait, que renforcé la position des extrémistes parmi les Palestiniens – en premier lieu le Hamas, qui se nourrit de ce conflit.

A ceux qui critiquent la communauté internationale, l’accusant de ne se mobiliser que « sur le dos d’Israël » en abandonnant à leur sort les milliers de victimes civiles des autres conflits beaucoup plus meurtriers dans le monde, il faut rappeler que l’intervention de cette même communauté internationale a permis de mettre fin aux conflits dans les Balkans. Il est vrai que les crises internationales se multiplient ces dernières années, et qu’il est de plus en plus difficile d’intervenir et de s’interposer. Mais les crises actuelles au Proche-Orient offrent aussi à Israël des opportunités d’alliances stratégiques – notamment avec les pays musulmans engagés dans la lutte contre les mouvements islamistes – qui renforceraient sa position internationale.

A ceux qui invoquent les attentats palestiniens – ainsi, le massacre commis dans une synagogue à Jérusalem – pour mettre en cause les initiatives visant à reconnaître la Palestine, il faut rappeler la fameuse phrase de Yitzhak Rabin: «Nous devons combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de processus de paix, et poursuivre le processus de paix comme s’il n’y avait pas de terrorisme».

Seul un retour rapide au politique, avec un fort engagement de la communauté internationale permettra de s’opposer au retour des fondamentalismes qui risquent d’embraser la région. Des voix s’élèvent aujourd’hui, au sein même de l’establishment politique, intellectuel et sécuritaire israélien, pour appeler à une reconnaissance de la Palestine. Il est temps qu’un tel appel soit repris par tous les amis d’Israël en Europe.

David Calef, David Chemla, Massia Kaneman-Pougatch, Gérard Unger et Willy Wolsztajn, dirigeants de JCall Europe

Lire aussi l'article sur le site en français Pour la reconnaissance de l'état de Palestine

Le vrai visage de BDS

Depuis trop longtemps une organisation nommée BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) importe sur le territoire de la république, le samedi place de la Comédie à Montpellier, une vision radicale et simpliste du conflit moyen-oriental.

Cette organisation étend l’appel au boycott des produits israéliens aux échanges universitaires, culturels et scientifiques. Dans ce but elle organise des actions commandos violentes soit dans les supermarchés, soit lors d’activités culturelles, comme certains d’entre nous ont pu le constater chaque année lors du festival Cinémed. .

On observe dans toutes ces actions un glissement très net de l’antisionisme à l’antisémitisme, avec tous les risques que cela comporte.

Ainsi, deux responsables de cette organisation ont naguère mis en ligne sur Facebook un texte antisémite, négationniste et complotiste.

En Mars 2018, nous avons assisté à une vaine tentative d'empêcher les représentations du ballet "We love arabs." Le directeur du théâtre Jean Vilar, dont nous saluons la fermeté, a été qualifié par un responsable de BDS "d'ascendance sioniste".

Récemment encore, à Montpellier même, nous avons pu constater la banalisation de l’antisémitisme lors du spectacle de Dieudonné au Zénith..

Communiqué de JCall du 10 Juillet 2014

DU VIDE POLITIQUE AU RETOUR DE LA VIOLENCE

Qui pouvait sérieusement croire que l’échec des négociations israélo-palestiniennes déboucherait sur un retour au statu quo ? Nous le disons depuis longtemps : ce conflit "de basse intensité" (dans le langage des chancelleries) est une bombe à retardement qui nécessite une attention continue. Et, une fois de plus, les populations civiles paient le manque de courage de leurs dirigeants. Nous nous tenons aujourd'hui aux côtés de la population civile israélienne qui a reçu, depuis trois jours déjà, des centaines de roquettes. Qu'aucune victime israélienne n'ait été encore à déplorer n'est pas à porter au crédit du Hamas mais à la chance, et surtout au système de protection anti-missiles mis en place par l'armée. Lorsque le Hamas et les autres groupes terroristes palestiniens envoient leurs roquettes sur les villes et les centres urbains israéliens, c'est pour tuer et pour en tirer un crédit politique. Ils sont, en ce sens, les premiers responsables de cette nouvelle escalade. Mais ces responsabilités palestiniennes ne doivent pas nous masquer les souffrances endurées par la population civile de Gaza. Nous savons bien que les bombardements israéliens, dont l'intention annoncée est de cibler des responsables militaires palestiniens, touchent également des civils. Et nous savons que la politique menée depuis des années par Israël, une politique de poursuite de la colonisation qui n'offre aucune perspective politique aux Palestiniens, est aussi responsable de la situation actuelle. Appeler à la fin des violences et à un retour aux négociations est difficilement audible aujourd'hui dans la région. Pourtant, nous savons depuis longtemps qu'il n'y a pas d'autre issue. La communauté internationale doit s'impliquer pour reprendre en main ce dossier et éviter, en cas de cessez-le-feu, un retour à l'immobilisme. Comme le dit David Grossman, la paralysie n'est pas une politique mais une maladie qu'il faut soigner. Seule une action politique peut offrir une voie de sortie aux affrontements meurtriers actuels et à venir. Le plus tôt sera le mieux.

>Communiqué de JCALL du 1er Juillet 2014

Douleur et justice, sans appel à la vengeance

La découverte hier des corps des trois adolescents israéliens kidnappés a mis fin à plus de deux semaines d’angoisse mais aussi à l’espoir ténu de voir ces trois enfants retrouver sains et saufs leurs familles. Malheureusement, une fois de plus, la logique implacable et criminelle des terroristes n’a laissé aucune chance à Guilad, Naftali et Eyal. A cette heure nous ne pouvons que nous associer à la douleur des familles et condamner ces assassinats ignobles.

Nous espérons, avec tout le peuple israélien, que très vite les coupables seront retrouvés et jugés. Seules leur arrestation et leur condamnation pourront répondre aux appels à la vengeance qui s’expriment en ces moments difficiles. Ce drame ne doit pas être le prélude à un nouveau cycle de violences qui fera d’autres victimes civiles de part et d’autre. Un tel scénario, s’il devait se produire, ne pourrait qu’affaiblir les modérés dans la région et éloigner encore plus la nécessaire solution au conflit.

Nos amis de JCall ont publié le 17 Novembre 2012 le communiqué ci-dessous

Communiqué JCall, sur les événements en cours à Gaza et en Israël

A l’heure où, une fois de plus, les populations du Sud – et, pour la première fois, du centre – d’Israël se trouvent sous la menace des roquettes tirées depuis Gaza, JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, exprime sa totale solidarité avec le peuple israélien et son entier soutien aux familles endeuillées et aux blessés de cette nouvelle vague de violences dont la responsabilité incombe avant tout aux factions extrémistes palestiniennes.

Nos pensées vont également aux victimes civiles palestiniennes de la bande de Gaza, qui paient le lourd prix d’un affrontement issu de la politique du Hamas qui exerce à Gaza un pouvoir sans partage.

Tout en réaffirmant le droit d’Israël de défendre ses populations et son territoire, nous craignons que l’opération menée actuellement par l’armée israélienne contre les lanceurs de roquettes ne fasse de nombreuses victimes au sein de la population civile de Gaza, comme ce fut déjà trop de fois le cas dans le passé. Nous savons que tel est exactement le but recherché par les extrémistes palestiniens, qui veulent provoquer un embrasement de la région, espérant mobiliser ainsi en leur faveur les nouveaux pouvoirs dans les pays arabes.

Même si l’opération israélienne atteint les objectifs militaires qui lui sont assignés, elle ne pourra éviter le prochain round. Nous affirmons pour notre part que la fin de ce cycle infernal de violences, que subissent au premier chef les populations civiles des deux côtés, passe nécessairement par une reprise sérieuse des négociations entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Une reprise des négociations renforcerait par ailleurs le poids du président Mahmoud Abbas, qui manifeste depuis longtemps son opposition à l’usage du terrorisme et de la violence, et irait ainsi dans le sens d’un retour au calme et à la sécurité.

Nous rappelons la communauté internationale – et en ce qui nous concerne ici l’Union Européenne – à son devoir d’assistance aux deux peuples, pour négocier au plus vite un cessez-le-feu, puis pour les aider à résoudre ce conflit selon le principe « deux peuples, deux États », avant qu’il ne soit trop tard. Les extrémistes, qui déterminent aujourd’hui l’ordre du jour dans la région, ne doivent pas avoir le dernier mot.