Activités de l'AMJHL en 2015-2016

Thèmes abordés de Septembre 2015 à Juin 2016

Pologne ; Israël et Palestine ; enfants cachés ; affaire Dreyfus

Du 26 Mai au 9 Juin Centre Culturel Juif de Montpellier, 500 Bd d’Antigone

Exposition Photographique par Jacques Rouquette :

Sur les pas des Juifs Hassidim en Pologne (reportage sur les Pélerinages à Lelow et Lezajsk (2014-2015)).

Vernissage le mercredi 1er juin 19h, avec projection d'un film documentaire Des identités à questionner (durée 20 mn)

(en partenariat avec le CCJ).

Le dimanche 29 Mai 2016 au CCJ 

Seconde séance du séminaire par M.A. Ouaknin :  Don Quichotte et la Cabbale

en partenariat avec le CCJ

accueil à partir de 13h, début à 13h45

Marc Alain Ouaknine proposera d'articuler la lecture du Zohar et de la Kabbale espagnole du 13ème siècle avec la lecture de Don Quichotte. Il soulignera comment les techniques de l'herméneutique kabbaliste et les horizons de l'imaginaire zoharique sont présents dans le Don Quichotte de Cervantes . Don Quichotte se présente peut-être dès lors comme un texte appartenant à la tradition haggadique de manière cachée et fait partie de cette Bible que Rabbi Nahman a appelé "livre caché". Ou comment la littérature universelle est un écrin à la transcendance.

Il est conseillé de venir au séminaire avec Don Quichotte en version française et espagnole (pour ceux qui l'ont). Lire le chapitre sur le Zohar du livre: Les grands courants de la mystique juive de Gershom Scholem.

Samedi 21 Mai 20h30, salle Pétrarque.

Conférence d' Audrey Kichelewski, maitresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Strasbourg, chercheuse associée au Polish Center for Holocaust Studies (Académie polonaise des Sciences).

De l’amour-haine à la redécouverte, quelle est la place des juifs dans la mémoire et la vie de la Pologne du 21 ème siècle ?

L’histoire millénaire marquée par l’accueil, le rejet et les liens complexes tissés entre la communauté juive et la Pologne, semblait s’être achevée avec l’extermination de près de trois millions de Juifs polonais durant la Seconde guerre mondiale. Or, il n’en fut rien et au delà des épisodes antisémites de l’après-guerre, on observe depuis les années 1980 un mouvement prenant acte de la nécessité d’accorder une véritable place inclusive des Juifs dans la société polonaise. Les autorités ont commencé à y prendre part, stratégiquement dès la sortie de l’état de siège en 1983 dans le but de s’attirer des sympathies internationales, beaucoup plus ouvertement depuis 1989, quelque soit le parti au pouvoir dans la Pologne démocratique. De cette évolution, qui s’est accélérée depuis une dizaine d’années, résulte un foisonnement d’initiatives qui indubitablement modifient le paysage polonais. Quelles sont ces initiative d’ordre culturel, artistique, mais aussi scientifique et mémoriel ? Quelle place y occupent les Juifs de Pologne ? Que signifient-elles sur le plan éthique et politique ? La mise en valeur de « l’héritage juif » permet-elle de faire avancer la tolérance et la démocratie en Pologne aujourd’hui ? Telles sont les questions auxquelles cette conférence s’efforcera de répondre.

NB. Etre Juif en Pologne depuis 1945, livre d'Audrey Kiechelewski issu de sa thèse, va paraître cette année aux Editions Vendémiaire.

Samedi 13 Février 2016 au Théâtre Tabard

15h30 : Conférence-débat avec Agnès Vincent et Pierre Trigano, qui ont présenté livre Israël-Palestine : les mains tendues, coordonné par Agnès, qui est un recueil de témoignages de familles israéliennes et palestiniennes endeuillées, et cherchant à partager leur deuil.

Samedi 16 Janvier 2016 à 14h30, au Théâtre Tabard

Philippe Oriol a parlé de

L'héritage de l'affaire Dreyfus aujourd'hui

Plus cette affaire est finie, plus il est évident qu'elle ne finira jamais" (Charles Péguy, 1910)

Philippe Oriol, est un historien mondialement reconnu de l'affaire Dreyfus. Il a eu accès à des documents peu ou pas explorés, allant jusqu'à une actualité récente. Il est l'auteur d'une monumentale Affaire Dreyfus, des origines à nos jours publiée aux Editions "les Belles Lettres" avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Il prépare actuellement une biographie de Bernard Lazare (qui paraîtra bientôt) et un Dictionnaire de l'Affaire Dreyfus (dont la date de paruton est bien plus incertaine). C'est l'un des fondateur de la Société Internationale pour l'Histoire de l'affaire Dreyfus (SHID) dont le blog est tout à fait passionnant.

Vendredi 4 Décembre 2015 2oh30

La représentation de Charlotte Salomon par Anne-Marie Cellier au Théätre Tabard (19h) été suivie d'une conférence de Francine Arnal, conservateur général du patrimoine :

Charlote Salomon : un roman graphique

Samedi 5 et Dimanche 6 Décembre 2015

Regards sur le cinéma israélien

Avec Claude Bailblé , Serge Lalou

Claude Baiblé a animé un débat sur le thème

Deux cinéastes israéliens (Avi Mograbi et Eran Riklis) face aux convictions divergentes des spectateurs.

Voir ici son texte introductif

Dimanche 8 Novembre 2015 au Carré Rondelet

Rencontre sur le thème des enfants cachés de Moissac à l'occasion de la pièce J'ai de la chance en présence d' Henri Jouf, cinéaste et lui-même enfant caché de Moissac et de Laurence Masliah , auteur de la pièce et fille d'enfant caché.

Programme de la rencontre

16h : Projection de deux courts-métrages de Henri Jouf.

Gare de la Douleur (fiction, 1985, 25’, plusieurs fois primé)

Le nouveau chef de la gare de marchandise de Bobigny, réveillé chaque nuit par les bruits fantomatiques de convois de déportés, découvre que cette station fut le théâtre d'un drame humain sans précédent.

Des Sculpteurs témoignent (documentaire, 2006, 27’).

Pour que « l’oubli des vivants (ne fasse pas) mourir les morts (Auguste Comte), des artistes de renom ont sculpté dans la pierre, le fer, le bronze des œuvres souvent méconnues.

Ces projections ont été suivies d'un débat avec le réalisateur

18h : représentation de la pièce J'ai de la chance, de Laurence Masliah.

De 1939 à la fin de la guerre, Moissac, petite ville du Sud-Ouest de la France, a abrité une maison d’enfants juifs : 500 enfants venus de tous les coins d’Europe, y ont été recueillis pendant cette période, pas un n’a été déporté ni arrêté, grâce à la complicité de cette ville de justes. C’est cette histoire extraordinaire que nous raconte dans la pièce Laurence Masliah, fille d’enfant caché, et dont vient témoigner ici pour nous Henri Jouf, lui-même ancien enfant caché. (Pour plus d’informations sur Moissac voir notre site, on y trouvera notamment le texte du Seder lu à Moissac le 23 Mars 1941).

Samedi 10 Octobre 2105 au Théâtre Tabard

Projection du film Two sided story suivie d'un débat avec un responsable français de La Paix Maintenant.

Présentation du film

75 min, Israël \ Palestine 2012

Produit et dirigé par Tor Ben-Mayor

Dans ce film, Tor Ben Mayor suit un groupe de 27 Palestiniens and Israeliens qui se rencontrent dans le cadre d'un projet appelé "Histoire vue par l'oeil humain" conduit par le groupe "Cercle Parents et Famille (Palestiniens et Israeliens en deuil, pour la Paix et la Reconciliation). Ce projet a pour but de faire reconnaître le récit de l'autre. La mosaïque du conflct est reconstituée. On voit des familles en deuil, des juifs orthodoxes, des musulmans religieux, des habitants d'implantations, des anciens soldats de l'armée israélienne, des ex emprisonnés, des habitants de la bande de Gaza, des kibboutzim, des enfants de survivants de la Shoah, des militants non violents .... Chacun détient sa propre vérité historique et le bagage émotionnel qui va avec.

Aucune partie groupe ne cherche à convaincre que son récit est le bon. Ils ne cherchent pas non plus une solution politique. On leur demande simplement d'écouter, de mette au clair les differences entre leurs appréhensions de la réalité et leurs visions de l'autre. Les participants nous font découvrir leur monde intérieur; ils partagent leurs experiences personnelles et leurs interpretations historiques et politiques des évènements clé du conflit: la Nakba, la Shoah, l'Occupation, le deuil, les attentats suicide, l'armée Israelienne, le mur de separation etc.

Malgré les fossés et la tendance de chacun à s'accrocher à son point de vue de départ le groupe acceptera-t-il la realité reflétée par le miroir de leurs partenaires? Ces mêms partenaires qui, dit-on, sont définis à l'extérieur comme leurs ennemis ?

Le dialogue est en trois langues : anglais, arabe, hébreu, et sous-titré.

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