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Thèmes abordés en 2014-2105

Juifs et musulmans ; populisme ; judaïsme culturel

Samedi 20 Juin 2015 à 14h30, salle Guillaume de Nogaret

Youssef HOURIZADEH, membre de notre association, sociologue et médiateur scientifique, a donné une conférence sur les juifs de Perse de Cyrus le Grand à nos jours

Le Dimanche 31 Mai 2015 au CCCJ à 13h30

Séminaire de Marc-Alain Ouaknin :FREUD et la recherche du Graal -2-

L'interprétation des rêves dans le Talmud et chez Freud. Le rapport de Freud à la bible de Philippson. L'identification de Freud à Joseph tel qu'il le raconte dans la Traumdeutung (l'interprétation des rêves) et quelques conséquences.

Du 18 au 24 Mai 2015 Près de nous, exposition de photographies d' Arkadiusz Lawrywianiec sur les Hassidim (activité organisée avec le CCCJ).

Cliquer ici pour avoir une idée de ces magnifiques photos. Voici ce qu'en dit leur auteur.

Ces photos présentées dans cette exposition sont un récit documentaire sur la vie quotidienne de la communauté juive, réunie autour de la communauté juive à Katowice (en Silésie). L'axe de la narration est Rabbi Yehoshua Ellis. Les photographies ont été prises depuis 2010 lors des préparatifs ainsi que pendant les fêtes juives comme Soukkot, Hanoukka, Pourim, mais aussi pendant le rite de la circoncision, le fils premier-né, ou des réunions de retraités. Ce fut un grand plaisir pour moi, d'avoir eu l'occasion de visiter les maisons de plusieurs personnes, parmi elles, le regretté Jean Ziderer de Bytom. Lorsque nous prenions rendez-vous, il affirmait qu'il n'y a rien de typiquement juif chez lui, mais lors d'une des visites j'ai remarqué sur la table un livre ouvert de la Torah. Ziderer a lu plusieurs lignes, et ensuite avec un grand respect embrassa le livre. Rien ne pouvait être plus juif dans cette maison. La communauté juive de Katowice est un milieu hermétique. Il a fallu un certain temps avant que je gagne la confiance des personnes photographiées. Elizabeth Fajerman, que je ai rencontré il y a plusieurs années m'a énormément aidé.

Mini-biographie :

Arkadiusz Ławrywianiec né en 1967 à Opole (En Silésie, Pologne). Il est diplômé de l'École Supérieure Pédagogique de Opole. S 'occupe de la photographie depuis 1986, l'année ou il a pris sa première photo et l'a développée lui-même. Depuis 1994, il travaille dans « Journal de l'Ouest » en tant que photojournaliste. Depuis 2009, il enseigne à l'École supérieur de la photographie « Fotoedukacja » à Katowice. Depuis 2010 il est membre du ZPAF (Société des Artistes Photographes Polonais). Auteur et co-auteur d' expositions individuelles et collectives en Pologne, Macédoine, France, Allemagne. En 2011 et 2013 il a reçu une bourse accordé par le Président de la Silésie dans le domaine de la culture. Il a reçu une médaille du Maire de Katowice dans le domaine de la culture. Il est spécialisé dans le reportage et document photographique.

Samedi 28 février  Projection du film

Les faussaires de l’histoire

suivie d'un débat aved l'un des auteurs, Michael PRAZAN

Ce film a été diffusé le 28 septembre 2014 sur France 5. Son titre reprend l'expression même employée par Robert Badinter lors d'une émission télévisée sur Arte en 2007 (cela a valu à Robert Badinter un procès en diffamation, qu'il a gagné).

Réalisé avec la collaboration de Valérie Igounet (auteur par ailleurs d'une magistrale Histoire du négationnisme en France, Paris, Édition du Seuil, collection « La Librairie du XXe siècle », Paris, 2000, 691 pages), le film croise judicieusement des documents d'archives, des entretiens avec des historiens ainsi qu'avec des négationnistes.

Le terme même de négationnisme a été proposé par Henry Rousso, pour remplacer celui de révisionnisme qui a aussi une connotation positive, la révision de points de vue antérieurs en fonction de nouvelles découvertes ou de nouveaux point étant une constante en histoire.

Le film retrace, des origines à nos jours, l'évolution des objectifs du négationnisme. Toujours sur un fond conscient d'antisémitisme, il s'agit d'abord de minimiser les crimes nazis au nom d'une idéologie d'extrême droite, puis au début de la guerre froide en raison de l'hostilité à l'URSS (en effet, en raison de leur situation géographique, les camps d'extermination - à distinguer des camps de concentration - ont été découverts par l'Armée Rouge), enfin de déligitimer Israël au nom d'une idéologie d'extrême gauche.

Les idées forces suivantes se dégagent du filme et/ou du débat très riche qui l'a suivi.

Comme on le constate sur les documents d'archives du procès de Nurenberg et du procès d'Eichmann, les nazis n'ont jamais nié le génocide juif : la ligne de défense des accusés était soit d'invoquer l'obéissance aux ordres, soit d'attribuer à d'autres le principal de l'action.

On ne débat pas avec les négationnistes : comme le dit si bien Pierre Vidal-Naquet, c'est comme si un astronome débattait avec des astrologues.

Ne pas parler de "preuves" du génocide et des chambres à gaz, mais de traces : les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau sont parfaitement identifiables bien qu'en ruines, et des chambres à gaz intactes susbisitent dans des petits camps moins connus (au Struthof par exemple).

Les négationnistes sont fort peu nombreux en Europe : il s'agit d'une petite secte de gens qui se déplacent d'un lieu à l'autre. Par contre le négationnisme est une idéologie "officielle" dans un certain nombre de pays, par exemple du Moyen Orient.

Tout événèment catastrophique "gênant" donne lieu à une réaction négationniste : le génocide cambodgien, le génocide ruandais, les attentats du 11 Septembre 2001, les tueries des 7 et 11 Janvier 2015 à Paris ...

Michael Prazan a réalisé d'autres documentaires remarquables, notamment sur les Einsatz Gruppen et la division das Reich/

Samedi 17 janvier 2015  Salle Pétrarque à 14H30, rencontre-débat avec Judith COHEN SOLAL, psychologue clinicienne, psychanalyste, qui a présenté son programme CoExist

2014 L'éducation peut elle faire reculer la haine?

Le programme CoExist, est un dispositif de lutte contre le racisme et l’antisémitisme fondé sur le principe de la déconstruction des préjugés. Avec ce programme, élaboré en 2003 par une psychosociologue, Joëlle Bordet, et une psychanalyste, Judith Cohen-Solal, CoExist fait une centaine d’interventions par an dans les classes de quatrième, troisième et seconde, à la demande des établissements. Il est aujourd’hui mené conjointement par trois associations : l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme et la Confédération étudiante, qui ont 80 bénévoles formés pour jouer le rôle de médiateur durant ces séances un peu particulières.

Voir ici une brochure où elles exposent leur méthode . Cette brochure est téléchargeable gratuitement.

Lundi 1er Décembre 2014, salle Pétrarque à 20h

Rencontre-débat avec Jean Yves CAMUS, essayiste et politologue, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des mouvements extrémistes et populistes.

Les radicalités politiques en France et la montée du Front National

débat animé par Janine Gdalia, écrivain

Directeur des radicalités politiques à la Fondation Jean Jaurès,chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) depuis 2006, Jean Yves CAMUS est un spécialiste reconnu de l'extrême droite française et expert des groupes radicaux islamistes. Il a publié plusieurs livres qui font référence sur ces questions, a participé à de nombreux ouvrages collectifs dans le cadre du Centre Européen de Recherche et d'action sur le racisme et l'antisémitisme. Il a effectué pour des institutions françaises et internationales des rapports sur les menaces des partis et mouvements extrémistes en Europe. Voir par exemple ici un article dans le Monde Diplomatique (Mars 2014).

Dimanche 23 novembre 2014 de 13h45 à 18 heures.

Séminaire de Marc-Alain OUAKNIN au Centre Culturel Juif, 500 boulevard d'Antigone,

Freud et la recherche du Graal

L'interprétation des rêves dans le Talmud et chez Freud. Le rapport de Freud à la bible de Philippson. L'identification de Freud à Joseph tel qu'il la raconte dans la Traumdeutung (L'interprétation des rêves) et quelques conséquences.

Samedi 11 Octobre de 14h à 17h au Théâtre Pierre Tabard

Simon WUHL, auteur du livre Pour un judaïsme culturel (éd. Bord de l’eau) et Martine COHEN , chargée de recherches au CNRS, spécialiste du monde juif en France et de la mouvance laïque, donneront une conférence intiulée

Pour un judaïsme culturel : héritages ashkénazes et séfarades

A propos des conférenciers

Simon Wuhl est sociologue et a été professeur associé à l’Université. Il a publié plusieurs livres sur les questions d’emploi, d’insertion des chômeurs et de justice sociale, notamment, L’égalité. Nouveaux débats (PUF, 2002) et Discrimination positive et justice sociale(PUF, 2007).

Sur la partie ashkénaze, trois aspects seront développés :

1) Une proposition de définition du judaïsme culturel comme ensemble de la production de l’esprit par le peuple juif, en fonction de sa tradition religieuse d’abord, puis, de son histoire et son expérience sociale à partir de toutes ses composantes. Avec la modernité et la sécularisation de la pensée, la religion est demeurée une part importante de la culture juive, mais a cessé de dominer l’ensemble de ses activités spirituelles. Sur le point plus précis des origines du judaïsme culturel, deux dimensions seront abordées dans les points 2 et 3 :

2) Le rôle de Moses Mendelssohn comme principal penseur des Lumières juives (la Haskala), notamment à partir des thèmes du décloisonnement de la pensée juive, de la séparation du civil et du religieux et de la tolérance en matière de religion (thèmes issus de son livre principal : Jérusalem).

3) Le courant culturel du judaïsme d’Europe orientale avec des penseurs comme Simon Doubnov (notion de judaïsme historico-culturel ou spirituel), des mouvements politiques comme le Bund et les sionistes-marxistes, ou un événement marquant la naissance officielle d’un judaïsme culturel en Diaspora : La Conférence de Czernowitz (1908), appelée également Conférence de la guerre des langues (entre le Yiddish et l’Hébreu). Avec une question centrale : Les Juifs en diaspora constituent-ils une nation (historico-cultuelle, ou spirituelle) ou un ensemble de communautés religieuses ? Éventuellement, pour le débat : le rapport des Juifs à la laïcité en France, en référence aux pensées de Mendelssohn et Doubnov.

Depuis la fin des années 1980, Martine Cohen s’est engagée dans une sociologie des Juifs et du judaïsme, en France et en Europe, à partir d’une perspective de sociologie historique des religions. Ses travaux récents portent sur : les recompositions passées et présentes du « franco-judaïsme » ; les écoles juives en France ; les transformations institutionnelles et idéologiques de la communauté juive française organisée.

Argumentaire :

En reprenant la définition proposée par Simon Wuhl du judaïsme culturel, et en y soulignant deux termes – modernité et sécularisation – je souhaite ouvrir l’interrogation : le judaïsme culturel peut-il s’appuyer également sur des sources et des figures séfarades ? Ce questionnement m’est apparu nécessaire face à l’attraction et l’imposition forte des seules figures européennes pour définir la modernité juive (Mendelssohn, Doubnov, H. Arendt, Kafka,…). Il s’agit alors d’ouvrir un chantier de réflexion sur les conditions historiques spécifiques qui ont accompagné l’émancipation des Juifs séfarades : peut-on trouver des points communs par-delà la pluralité de leurs situations géographiques et de leurs expériences historiques ? Quelles seraient les figures originales de cette modernité juive ? Et quelle serait la place, aujourd’hui en France, de cette histoire spécifique ? Cette réflexion, qui peut s’appuyer sur des travaux existants, sera nécessairement aussi collective.

Lundi 22 et Mardi 23 Septembre, Espace Martin Luther King

en partenariat avec l'association Coup de soleil Languedoc-Roussillon

Projection de la série télévisée Juifs et musulmans, si loin, si proches, en présence de Karim MISKE, réalisateur du film.

Lundi 22 : 18h-19h45 projection des 2 premiers épisodes 

  • 1) les origines : 610-721. Récit de la naissance de l’Islam et sa conquête en un siècle d’un territoire s’étendant de la Perse à l’Espagne. Quelle a été la place des millions de non musulmans dans cette empire ?
  • 2) La place de l’autre : 721-1789. Les juifs et les chrétiens constituent des minorités dont l’action est orientée vers l’obtention du meilleur statut possible au sein de cet immense empire.

Mardi 23 : 18h-21h : projection des 2 derniers épisodes, suivie d'un débat avec le réalisateur

  • 3) La séparation : 1789-1945. Les juifs d’Europe désormais citoyens, bien que confrontés à une affirmation de l’antisémitisme, s’intéressent au sort des juifs du monde musulman dont ils commencent à se sentir les protecteurs. La Palestine devient un enjeu religieux mais aussi politique.
  • 4)La guerre des mémoires de 1945 à nos jours. Le monde découvre l’horreur des camps nazis. La naissance de l’État d’Israël suscite colère et amertume d’un coté, joie et allégresse de l’autre. Tandis que des centaines de milliers de Palestiniens sont expulsés du nouvel État, des centaines de milliers de juifs quittent de gré ou de force les pays musulmans.

Signalons aussi, pour ceux qui veulent en savoir plus, le livre écrit sous la direction de

Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora

Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours

Albin Michel, 2103

A propos du réalisateur. Karim Miské est un écrivain et réalisateur français de films documentaires né en 1964 à Abidjan. Son père est un diplomate mauritanien, sa mère est française. Depuis son premier film Économie de la débrouille à Nouakchott réalisé en 1988 avec Brigitte Delpech, il observe les mutations du monde, à travers des thèmes comme les rapports Nord-Sud et Orient-Occident. Il a réalisé notamment

En mars 2012, il publie son premier roman, Arab Jazz. Il sera récompensé en 2012 par le grand prix de littérature policière et en 2013 par le Prix du Goéland Masqué.

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