l'AMJHL en 2012-2013 -

Thèmes abordés en 2012-2013 (Septembre-Juin)

Le peuple Touareg ; De Gaulle et les Juifs ; Juifs au Maghreb ; l'Italie ; serment de Gerone

Dimanche 2 Juin 2013

Visite du quartier et du cimetière juif de Pézenas

Les responsables de l'association Les amis de Pezenas et notamment son président Monsieur Claude Alberge nous ont réservé un excellent accueil et nous ont fait bénéficier d'une visite guidée de grande qualité.

Voir ici un compte-rendu et des photos de Georges Fougerand-Oppenheim

Sur le cimetière juif, on peut voir aussi un article et une vidéo sur le site d'idheraulttv .

Signalons enfin l'excellent livre sur Pézenas publié par L'inventaire général du patrimoine culturel.

Mercredi 29 Mai 2013,

Nos amis Tal et Sheera Sela, qui assuraient les cours d'hébreu dans le cadre de l'activité parler en paix, ont retrouvé Israël après quatre ans de séjour en France. De passage parmi nous fin Mai, ils ont commenté pour nous

 The Gatekeepers , (Les portiers, שומרי הסף), film franco-israélien réalisé par Dror Moreh en 2012, composé principalement d'entretiens avec six anciens directeurs des services secrets israéliens. Ce film a été nominé en 2013 pour l'Oscar du meilleur film documentaire.

Dimanche 19 Mai 2013

Séminaire de Marc-Alain Ouaknin

Activité organisée avec le Centre Communautaire et Culturel juif

La question de la traduction : de la Bible aux réflexions de Walter Benjamin en passant par Rabbi Nahman de Braslav.

Samedi 30 Mars 2013 14 h 30, salle Pétrarque,

À la rencontre du peuple Touareg.

Manifestation organisée en collaboration avec l’association Identités et Partage. Programme :

14h30 Être Touareg aujourd'hui, conférence d' Hélène Claudot-Hawad, anthropologue

Nous ne pouvions pas évoquer le livre de Gérald Tenenbaum et les Touareg sans évoquer la pénible situation qui sévit actuellement au Sahel. Hélène Claudot-Hawad nous a fait l'amabilité de venir nous éclairer sur la situation sociopolitique du peuple touareg et nous présenter un magnifique documentaire sur l'art et la poésie touaregs.

15h30 Gérald Tenenbaum, mathématicien et professeur d'Université, présente son roman L'affinité des traces

Le début des années soixante, en France. Pour échapper au mari et à l'avenir qu'on a choisis pour elle, Édith Behr, une jeune juive, s'engage comme secrétaire dans l'armée. Affectée sur une base au Sahara, en pleine guerre d'Algérie, elle découvre l'altérité auprès des Touareg, le peuple du déssert à la parole voilée... Pour en savoir plus

17H30 Projection du film Furigraphier le vide: art et poésie touareg pour le 3ème millénaire, d'Hélène Claudot-Hawad et Nathalie Michaud, suivie d'un débat.

Samedi 23 Mars 2013, 14h30 (Maison pour tous Frédéric Chopin)

Sophie Nordmann a présenté son livre

En philosophie, la transcendance est le contraire de l’immanence. L’immanent est ce qui immédiatement saisi par la conscience et qui peut être pris en compte par le langage et la raison. Le transcendant est ce qui est au-delà de toute expérience sensible, et donc, par définition, inaccessible, indescriptible, Dieu par exemple. Parier sur la possibilité d’une «phénoménologie de la transcendance», c’est-à-dire d’un discours sur la transcendance représente un défi par principe irréalisable, sauf si le transcendant parvient à se glisser dans des failles de l’immanent sous forme de traces...

Sophie Nordmann est philosophe, elle enseigne à la Sorbonne et à l’Ecole polytechnique. Elle est déjà venue à Montpellier nous parler de H. Cohen, F. Rosenzweig et E. Levinas. Elle vient de publier Phénoménologie de la transcendance aux Editions d’écarts.

Dimanche 17 Mars 2013

Visite du camp des Milles à Aix-en-Provence.

Ce camp d’internement et de déportation a fonctionné de 1939 à 1942. Deux mille hommes, femmes et enfants juifs y furent internés puis déportés à Auschwitz via Drancy. Un musée y a été inauguré en septembre dernier.

Nous vous invitons à regarder le site du musée. Il est remarquable !

Samedi 16 Février 201314h30 (salle 4 du site St-Charles de l'Université Paul Valéry)

Conférence de Michel Weill et Arlette Weill-Lavesque

73 500 juifs de France assassinés : voyage à Auschwitz, Birkenau, Majdanek, Sobibor (Pologne), Kaunas (Lituanie), Tallinn (Estonie)

A partir de photos prises pendant leur séjour organisé par le Mémorial de la Shoah, Arlette et Michel Weill essaieront de relater de façon objective, mais aussi très personnelle, ce qu’ils ont vu, appris et ressenti en visitant ces lieux de massacres industrialisés. Si certains sont très ”connus”, d’autres sont très peu visités, voire méconnus. Ils s’interrogeront sur la question du principe même de la visite et de l’intérêt d’aller voir ce qui subsiste, et parfois ce n’est pas grand chose, de ces camps et de ces prisons.

Samedi 2 Février 2013

Conférence de Jean-François Schwed

Sang, mythes et religions

Le sang, ce tissu liquide qui parcourt notre organisme, fascine et intrigue tout à la fois. Très tôt on s’est rendu compte que l’animal qui perd son sang meurt. Le sang fut ensuite à l’origine de bien des recherches sur l’origine et le traitement des maladies. Il a aussi conquis une place importante dans le langage et dans l’imaginaire, il a aussi donné lieu à des pratiques rituelles. Toutes les religions qu’elles soient monothéistes, polythéistes ou animistes en ont fait un symbole et l’ont parfois mêlé à des pratiques magiques. Ces symboles et ces pratiques restent encore aujourd’hui bien vivants sous le vernis de notre civilisation rationaliste.

Jean-François SCHVED, adhérent de l’AMJHL, est professeur d’hématologie à la faculté de médecine. Il est déjà venu nous présenter un livre sur l’histoire de sa famille, La dernière gare . Il nous a fait une conférence sur l’utilisation de la génétique dans l’étude du passé préhistorique et a publié en juin 2012 un roman à L’Harmattan, Moi et mon crabe.

Samedi 26 Janvier 2013

l'Assemblée Générale de l'association

a été suivie d'une conférence de Michel SOULAS :  De Gaulle et les Juifs 

L’attitude du général à l’égard des Juifs, notamment à Londres en 1940, et à l’égard d’Israël à partir de 1967, a fait l’objet de polémiques. Que faut-il en penser ?

Michel Soulas (1940-2016) était un adhérent de l’AMJHL. Il était docteur en histoire contemporaine et il nous avait déjà donné une conférence sur le général Kœnig.

Le texte de sa conférence est disponible sur ce site.

Encore un (des ?) regard sur les Juifs d'Afrique du Nord

Le jeudi 13 Décembre 2012, dans le cadre des Rendez-vous du Documentaire Méditerranéen, a eu lieu à la Médiathèque F.Fellini la projection du film

Tinghir-Jérusalem:les échos du Mellah, de Kamal HACHKAR,

en présence du réalisateur. Dans cette oeuvre le réalisateur, français d'origine berbère né à Tinghir, petite ville du Sud marocain, nous mène sur les pas de l'importante communauté juive qui y a vécu pendant des siècles, en symbiose avec ses voisins musulmans, avant de totalement disparaître du paysage, happée par un exode massif vers la terre d'Israël.

Pour retrouver la trace de cette histoire commune qu'il revendique comme une part de la sienne, il interroge la mémoire de ses grands-parents et des habitants de Tinghir, et se rend en Israël à la recherche des témoignages des immigrés originaires de Tinghir, qui lui livrent leurs souvenirs mais aussi leurs impressions de juifs berbères déracinés dans leur nouvelle vie israëlienne,et qui ont gardé précieusement les coutumes ancestrales de leur pays natal.

Les allers-retours narratifs entre le Sud marocain et Israël, l'emploi simultané et spontané des trois langues berbère, arabe et hébraïque, soulignent de façon très forte les liens qui ont uni les deux communautés, et témoignent d'une grande empathie envers tous les protagonistes. Il est important de noter que pour aller à la rencontre des Juifs de Tinghir installés en Israël Kamal Hachkar a appris l'hébreu.

Ce film, sorti en 2011, a été projeté sur l'une des chaînes nationales de la Télévision marocaine, et a recueilli une audience d'environ 2,5 millions de téléspectateurs. Il est disponible sous forme de DVD chez Harmattan (Juillet 2012).

Le lendemain, vendredi 14 Décembre 2012, notre association a organisé la projection du film

Il était une fois....des juifs arabes, de Serge Lalou,

en sa présence. Le réalisateur, né en France, d'une famille juive originaire de Laghouat, dans le Sud algérien, nous présente une tranche d'histoire de sa famille telle que son grand-père la lui contait.

Le film débute par un bref rappel des origines supposées de l'implantation des juifs en terre berbère. Il retrace ensuite, dans la période qui va des années 1880 à l'immédiate après-guerre (1945), à l'aide de documents d'archives et de photos de famille, la vie d'un notable juif lettré, versé dans la connaissance de l'hébreu mais également de l'arabe, faisant instruire ses enfants dans les deux cultures,lié d'amitié avec les notables musulmans de la région, qui devient maire de Laghouat. Ces liens d'amitié et de compréhension mutuelle, qui englobent les deux communautés, juive et musulmane, se manifesteront face aux représentants du régime de Vichy.

Le film se termine par la narration du voyage "de retour" du réalisateur et de sa famille à Lagouat en 1988, où, dit-il, lui qui ne connaissait pas ce pays s'est retrouvé "chez lui".

La projection a été suivie par un débat avec la salle, auquel participait également Kamal Hachkar. Au cours de ce débat, Serge Lalou a expliqué comment, en retraçant l'histoire d'une famille particulière dans un lieu particulier imprégné de plusieurs cultures, il a voulu faire un film éloigné de toute idée de nostalgie, et capable de démontrer que la diversité des milieux peut promouvoir et défendre les valeurs universelles de l'humanisme et de la laîcité.

Le Samedi 24 Novembre 2012, Isidore SICSIC  a présenté son livre

Humiliations

1940-1945

sur les juifs en Afrique du Nord pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Les juifs du Maghreb ont échappé à la déportation et aux chambres à gaz, pas à l’antisémitisme. Le statut des juifs promulgué par le régime de Vichy fut appliqué avec zèle. Il eut même des aspects spécifiques, comme l'exclusion des enfants juifs des écoles publiques.

Isidore Sicsic, âgé de dix ans en 1940, a vécu cette situation dans une petite ville du Maroc près de la frontière algérienne. Il a évoqué pour nous ses souvenirs d'enfant, avec émotion mais aussi avec humour.

Son livre, que nous recommandons chaleureusement, est disponible chez l'auteur pour 12 euros. Commandez-le en cliquant ici

Voir aussi

David Bensoussan, Il était une fois le Maroc - Témoignages du passé judéo-marocain, Éditions Du Lys, Montréal, et notamment cet extrait concernant le régime de Vichy

Michel Abitbol, Les Juifs d’Afrique du Nord sous Vichy, Paris, Riveneuve Éditions, 2008, et la recension du livre par Joëlle Allouche-Benayoun dans Archives de sciences sociales des religions .

Le week-end des 20-21 Octobre 2012 (cuisine juive italienne) n'a pas été consacré qu'à la table ! Joëlle Simony nous a présenté une grande scientifique juive italienne, Rita Levi Montalcini

Résumé. Rita Levi Montalcini est née à Turin en 1909, dans une famille juive laïque très unie. Après des études en médecine, alors que les lois raciales lui interdisent toute activité professionnelle, elle poursuit ses recherches en neurobiologie en installant un laboratoire dans sa chambre, avec l'aide de sa famille. Là, entre deux alertes , elle jette les bases de ce qui deviendra une des avancées majeures du XX° siècle en neurobiologie. La guerre finie, elle poursuivra aux Etats-Unis ses travaux, et partagera en 1986 le prix Nobel de médecine avec le professeur Stanley Cohen. Rita Levi Montalcini partage aujourd'hui sa vie entre les Etats-Unis et l'Italie, où elle est sénatrice à vie. Elle s'est toujours impliquée dans la vie citoyenne et ne cesse, à plus de 103 ans, de lutter pour la cause des femmes et l'accès de tous à l'instruction. C'est de cette existence hors du commun dans un siècle tourmenté qu'il sera question ici.

Samedi 22 Septembre 2012, 14h30

site Saint-Charles de l'Université Paul Valéry

Conférence de Michel Griffe sur le Serment "more judaico" de Gérone

Au Moyen-Âge et jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Juifs ne pouvaient prêter serment sur la croix. On remplaçait donc celle-ci par la loi mosaïque. Nous avons conservé le texte latin de la formule imposée dans ses Etats en 1242 par Jacques 1er d’Aragon, seigneur de Montpellier, soucieux de tenir sur un pied d’égalité ses sujets chrétiens, juifs et musulmans. La rédaction en avait probablement été confiée à des ecclésiastiques, dont l’attitude à l’égard des juifs, stimulée par les décrets du pape Innocent III contre les hérésies, était beaucoup moins tolérante que celle du roi. L’étude du texte est riche d’enseignements sur les relations entre chrétiens et juifs en Catalogne au XIIIe siècle.

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