Nos activités en 2011-2012

Bloomsday ; nations et nationalisme ; culture berbère ...

Samedi 16 Juin 2012, 11h-20h : Bloomsday à Montpellier, promenade sur les pas de James Joyce.

Le premier Bloomsday date de 1954, un peu plus d'une décennie après la mort de Joyce. Depuis lors, des admirateurs de l’écrivain revêtent des habits à la mode de 1900 et parcourent la ville en lisant des passages d' Ulysse . Le thème prétexte du livre est le parcours dans Dublin de deux hommes, Leopold Bloom (Ulysse) et Stephen Dedalus (Télémaque).

Le Bloomsday se fête également partout dans le monde où il y a des Irlandais ou des admirateurs de Joyce et notamment à New-York,  Philadelphie (USA), Trieste (Italie), à Santa-Maria (Brésil) et en France dans la commune de Saint-Gérand-le-Puy dans l'Allier, où Joyce séjourna un temps à la fin de sa vie.

En sus de notre parcours dans Montpellier, nous avons organisé

Voir ici pour plus de détails, tant sur cette journée que sur Joyce.

Dimanche 3 Juin de 13h à 17h30 séminaire de Marc-Alain Ouaknin (2ème séance) sur le thème, faisant suite à la séance du 1er Avril

Vendredi 27, Samedi 28 et Dimanche 29 Avril salle Pétrarque

Nations et nationalismes, mythes et réalités de l'identité

avec Patrick Boucheron, Gilles Hanus, Jean Narboni et Sophie Nordmann.

Programme

Vendredi 27, 20h30 : conférence de Sophie Nordmann.

Nationalisme, sionisme, judaïsme : regards philosophiques.

Le texte de la conférence se trouve ici

Samedi 28, 14h30 : conférence de Gilles Hanus.

Franz Rosenzweig et l'identité juive.

Samedi 28, 19h : projection du film Le Dictateur de Charlie Chaplin, suivie d'une conférence de Jean Narboni, au cinéma Nestor Burma à Celleneuve.

Dimanche 29, 10h30 : conférence de Patrick Boucheron.

La légende des peuples. Une réflexion intempestive sur les identités nationales.

Voir ici des informations détaillées sur les conférences et les conférenciers.

Et ici pour une version pdf du programme (c'est plus long à charger, moins adapté à l'écran, mais mieux pour imprimer)

Et voici, suivant la suggestion de Jean Narboni, un extrait du scenario du Dictateur, figurant en 4e page de couverture de son livre

Pourquoi les coiffeurs ? Notes actuelles sur le Dictateur

Intérieur jour. Au Palais.

Hynkel : Etrange,les meneurs de la grève sont tous bruns. Pas un blond parmi eux.
Garbitsch : Les bruns sont des fauteurs de troubles pires que les Juifs.
H : Exterminons-les.
G : Doucement.Pas si vite. Débarrassons-nous des Juifs d'abord, des bruns ensuite.
H : Nous n'aurons de paix qu'avec une race aryenne pure. Quelle merveille! La Tomainie, une nation de blonds aux yeux bleus.
G : Une Europe, une Asie, une Amérique blondes !
H : Un monde blond !
G : Et un dictateur brun..

...Pourquoi les blonds?...Pourquoi les bruns? ....Pourquoi les coiffeurs? De l'hilarité à l'horreur, de Hitler à Hynkel, de Wagner à Brahms, Jean Narboni consacre vingt "notes actuelles "au Dictateur de Chaplin afin de montrer en quoi, soixante-dix ans après, celui-ci demeure un film entièrement neuf.

Dimanche 1er Avril de 13h à 18h séminaire de Marc-Alain Ouaknin sur le thème

Les résonances intertextuelles entre l’ancien et le nouveau testament autour du livre de Jonas

A propos du conférencier. Docteur en philosophie, Professeur associé de l'université de Bar-Ilan, Marc-Alain Ouaknin travaille depuis plus de 20 ans à commenter et à approfondir la pensée d'Emmanuel Lévinas en la mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive et en particulier, les textes de la Kabbale et du Hassidisme, ainsi qu'avec la psychanalyse et la phénoménologie.

Véritable “obsédé textuel”, le rabbin philosophe nous offre une étude très personnelle des tables de la loi. Un exercice de style, traditionnel dans le judaïsme, dans lequel ce n’est pas tant l'interprétation qui compte que l’invitation à la réflexion.

Mercredi 21 mars, 19h : Guershon NDUWA a présenté

au site Saint-Charles de l'Université Paul Valéry, salle 04

Les Judéo-Noirs forment une petite communauté, peu nombreuse, mais très active et qui se bat pour se faire connaître. Ces Juifs noirs de France éprouvent en effet beaucoup de peines à se faire reconnaître en tant que Juifs à part entière. Les classifications habituelles des Juifs de France privilégient deux groupes, les Ashkénazes (Juifs d’Europe orientale) et les Sépharades (Juifs du Maghreb et d’Orient), aux dépens des autres Juifs. Si leur judaïsme, leur attachement à la religion juive, ne fait plus de doute, leur judéité est souvent mise en question. Venus d’origines très diverses, ces Juifs noirs souffrent de discriminations et se battent pour une reconnaissance pleine et entière e leur condition. Guershon Nduwa, animateur de la Fraternité Judéo-Noire de France, sera notre invité et présentera le problème de l'« invisibilité » de cette minorité méconnue.

Le Samedi 3 Mars, Hélène COHEN a présenté son film

1962, le jour où ma famille a disparu

La réalisatrice, d'origine juive algérienne, née en 1962, rouvre bien des années après une phase douloureuse de sa famille : la disparition, fin juin 1962, de plusieurs proches, au cours de cette période de non droit qui s'est étendue des accords d'Evian à l’indépendance de l’Algérie .

Son film donne une illustation de ce que Marc Ferro appelle dans un livre récent

Les Individus face aux crises du XXe siècle : l'histoire anonyme, Odile Jacob 2005.

En interrogeant la mémoire de ses proches, à la recherche des traces des disparus qu'elle n'a pas connus, Hélène Cohen a réalisé une oeuvre attachante sur la transmission de drames familiaux et sur le poids du non dit.

Ce film a en outre le mérite de rappeler, sans haine et avec un remarquable effort d'objectivité, des faits occultés tant en France qu'en Algérie.

Ceux qui voudraient plus d'information sur la situation des Juifs d'Algérie pendant cette période peuvent consulter

L'impossible neutralité des Juifs d'Algérie

article de Benjamin Stora figurant dans l'ouvrage collectif

La Guerre d'Algérie, 1954-2004 coordonné par Mohammed Harbi et Benjamin Stora.

Samedi 11 Février à 14H30

Aperçu de l’histoire et de la culture berbères

avec Nadir BETTACHE, président de l’association franco-berbère Identités et Partage, et Axel KOURDACHE, diplômé en linguistique berbère.

Au cours de cette conférence très riche, nos amis imazighen (c'est le nom que se donnent les berbères : imazighen est le pluriel de amazigh qui signifie "homme libre") dénoncent l'amalgame fait entre culture, religion et idéologie politique pour définir leur(s) identité(s). Ils oeuvrent à donner une plus grande visibilité à leur culture.

C'est le cas, qu'ils nous signalent, de Karim Akouche, écrivain kabyle résidant à Montréal.

On trouvera des informations supplémentaires sur le site d' Identités et Partage. Signalons notamment les rubriques RCA 2012 (programme détaillé des 5e Regards sur le cinéma algérien ) et Fonds documentaires (abondante bibliographie).

L'Assemblée générale annuelle a eu lieu le Samedi 14 Janvier 2012. Le compte rendu est disponible ici. Elle a été suivie d'une conférence de Jean-François SCHVED ,

Histoire et génétique

A propos du conférencier. Jean-François Schved est professeur d’hématoloie à la Faculté de médecine de Montpellier. Il a publié un roman ,

La dernière gare – Berettyóújfalu ou la blessure des acacias,

inspiré de l’histoire de sa famille hongroise confrontée à la Shoah.

Le film Traduire, projeté le 10 Décembre en présence de l'auteur, est le dernier volet d'une trilogie après D'une langue à l'autre et Langue sacrée, langue parlée.

Traduire est un film-Babel où traducteurs de différents pays, s'exprimant chacun dans sa langue, parlent de leur expérience de passeurs de la littérature hébraïque écrite à travers les siècles : le Midrash, la poésie hébraïque médiévale, la littérature moderne et contemporaine. Les traducteurs parlent avec passion de la confrontation avec une langue qui les amène parfois à transgresser les règles de leur propre langue.

Pour Édouard Glissant, « chaque traduction aujourd'hui accompagne le réseau de toutes les traductions possibles, de toute langue en toute langue »

A propos de l'auteur. Nurith Aviv a réalisé dix documentaires. Elle est la première femme chef-opératrice en France. Elle a fait l'image d'une centaine de films de fiction et documentaires avec entre autres Agnès Varda, Amos Gitaï, René Allio,
Jacques Doillon...

25-27 Novembre Culture et cuisine marocaines, et randonnées dans les Cévennes. Des compte-rendus seront bientôt présents sur ce site.

Samedi 19 Novembre, au théâtre Tabard. Les controverses judéo-chrétiennes au moyen age par Serge DEKRAMER, écrivain et metteur en scène, auteur notamment de La disputation de Barcelone .

Résumé. La polémique judéo-chrétienne dura au moins les dix siècles de ce qui est convenu de nommer le Moyen Age, et atteindra son apogée dans ce treizième siècle du christianisme triomphant, au travers de l'exégèse patristique mais aussi au travers de dialogues spontanés ou non.

C'est surtout par des débats forcés, des disputations initiées par l'inquisition dominicaine qui parfois confinent au procès, que les adversaires, c'est là le grand paradoxe, apprendront à se connaître.

Dans leur entreprise d'éradication de l'hérésie ou de prévarication -notamment auprès des juifs pour les ramener à ``la vraie foi",- les Dominicains sauront utiliser lors de ces controverses des apostats juifs, parfois sincères, ce qui donnera le plus souvent des échanges savants entre adversaires. Le désir du monde chrétien de retrouver ses racines hébraïques ou à tout le moins ses racines judéo-chrétiennes des premiers temps de notre ère, se fait de jour en jour plus précis.

A propos du conférencier. Homme de théâtre, metteur en scène et comédien depuis 1972, il a mis en scène de très nombreuses pièces de théâtre, tout récemment Le Silence de la Mer en Avignon et à Montpellier au théâtre Pierre Tabard.

En 2008 il adapte le célébre texte de Rabbi Nahman, La Disputation de Barcelone, qu'il joue et met en scène. Ce spectacle soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et la Fondation du Judaïsme français sera joué plus de 100 fois. Ce sont les fruits de sa recherche sur la polémique judéo chrétienne qui sont à l'origine de cette création. Il est membre de la commission de relations avec l'église catholique et le monde chrétien au sein du CRIF.

Samedi 15 Octobre. La vie scientifique sous l'Occupation : autour du cas de Jacques Feldbau (1914-1945), mathématicien français juif, par Michèle AUDIN.

Résumé. Les décrets dits "statut des juifs" publiés par le gouvernement de Vichy en octobre 1940 interdisaient aux personnes qu'eux-mêmes définissaient comme juifs un certain nombre de professions et d'activités. Par exemple, la plupart des postes occupés par les mathématiciens (enseignement) leur ont été interdits. Ces décrets laissaient théoriquement aux scientifiques juifs la possibilité de publier dans des revues spécialisées. La réalité a été différente. Des recherches récentes systématiques dans les archives de l'Académie des sciences ont montré comment les scientifiques juifs ont été peu à peu écartés, de façon discrète et feutrée, des publications. L'exposé rappellera le contexte et, en s'appuyant sur le cas de Jacques Feldbau (qui, après avoir été interdit de publication, fut arrêté et mourut en déportation), explicitera cette disparition des juifs des Comptes rendus de l'Académie des sciences, et montrera aussi les différentes stratégies utilisées par les scientifiques pour travailler, quand même.

A propos de la conférencière. Michèle Audin est mathématicienne, professeur à l'Université de Strasbourg. Certains de ses travaux sont reliés à ceux de Sofia Kovalevskaïa (1850-1891), célèbre mathématicienne russe qui prit part aux mouvements révolutionnaires russe et européen. Elle s'est également intéressée à l'histoire des mathématiques et des mathématiciens, autant d'un point de vue d'historienne que du point de vue particulier d'historienne des sciences. Elle a publié notamment

Elle est aussi membre de l'Oulipo.

Pour en savoir plus. Michèle Audin a eu la gentillesse de rendre disponibles les diapos de sa conférence. Cliquer ici pour les voir. Une version préliminaire d'un article publié dans la Revue d'histoire des Mathématiques est disponible sur son site.

Samedi 1er Octobre. Comment lire un tableau, à partir d'une gouache de Marc CHAGALL, par Michel GRIFFE, professeur émérite à l'Université Paul Valéry.

Résumé. Il y a moins de différences qu’on ne croit entre lire un livre et interpréter un tableau. J’ai été conduit à cette conviction par une carrière de 40 ans consacrée aux textes grecs et latins et aux images antiques. Les méthodes pour approfondir le premier contact avec une œuvre écrite ou peinte se ressemblent beaucoup. C’est ce que je me propose de montrer en allant avec vous à la découverte d’une gouache, Eliézer et Rebecca, que Marc Chagall a peinte en 1931 pour préparer sa célèbre série d’eaux-fortes de la Bible.

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